Dernière ligne droite pour la campagne ‘Do or die’ de Gonzaï magazine

Gonzai

A moins d’une semaine de la clôture de la campagne de crowdfunding “Gonzaï magazine : do or die !” lancée par Gonzaï pour la reconduite de son expérience de reverse-publishing en 2014, le site a atteint les trois quarts de son objectif. Le collectif Gonzaï, qui revendique son héritage lié au Gonzo journalisme, a ainsi recueilli un peu plus de 15 000 € sur les 20 000 € dont il a besoin pour financer les cinq numéros de son magazine papier.

C’est grâce à son recours au crowfunding (financement participatif) que Gonzaï est parvenu à mener à bien son aventure éditoriale papier en 2013. Cette démarche ,visant à collecter des fonds en amont, permet ainsi au collectif de recueillir le paiement par anticipation de ses lecteurs pour leur abonnement. L’objectif clairement affiché renvoie à un mode de distribution qui s’affranchit du système des kiosques et du modèle de distribution traditionnelle des médias, par un envoi direct au domicile des abonnés. Certains adeptes de boutiques de vinyles par exemple, qui comptent parmi le réseau de partenaires de Gonzaï, ont peut-être déjà eu entre les mains ce beau produit.

Le pari a payé pour la première saison de Gonzaï magazine, au gré de collectes lancées pour financer chaque magazine. Le collectif remet donc le couvert pour 2014 mais opte cette fois pour la vente d’abonnements à l’année pour 35 €, “pour se concentrer sur l’essentiel : vous offrir un magazine de qualité, sans vous mettre à contribution tous les deux mois”.

Le compteur tourne, alors à vos clics pour découvrir et soutenir ce produit éditorial hors du commun, sur la plateforme de financement participatif Ulule !

Pourquoi j’en parle ? Parce que tous les numéros déjà parus de Gonzaï trônent fièrement dans ma bibliothèque et qu’ils attendent d’être rejoints par les prochains.

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Les relations presse dans le monde high-tech. Etude du lancement de l’iPad d’Apple

Les RP dans le monde high-tech

Le travail de réécriture de mon mémoire de 4e année est achevé. Il est désormais consultable dans ce livre, publié aux Editions Universitaires Européennes, et disponible sur les plateformes en ligne comme Amazon. Bonne lecture !

Voici le résumé :

Cet ouvrage s’intéresse aux relations presse dans le secteur high-tech, à l’heure où les médias sont confrontés à des mutations inexorables de leur modèle économique et des pratiques professionnelles. Cette analyse de la conversion au numérique des entreprises de presse repose sur les visions croisées de journalistes et de communicants.

Elle est enrichie d’une étude de cas dédiée à l’iPad d’Apple, dont l’annonce en janvier 2010 est intervenue après des mois de rumeurs. L’occasion de décrypter la stratégie de communication unique en son genre de la firme de Cupertino. Cette exception a bouleversé les rouages du rapport de sollicitation des faiseurs d’information par leurs sources, mis en évidence dans les premiers chapitres. La couverture presse enthousiaste dont a bénéficié cette tablette tactile fait écho aux tâtonnements et aux incertitudes du champ médiatique.

Initialement rédigé en 2010 dans le cadre du master 1 journalisme de Sciences Po Rennes, sous la direction de Roselyne Ringoot, ce mémoire est complété d’une préface et d’une postface visant à mettre en perspective l’objet d’étude avec trois ans de recul.

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CIN&Moi : un webdoc rennais dédié au cinéma diffusé en exclusivité par Ouest-France

Rendez-vous sur l’interminable homepage de Ouest-France, « premier quotidien français depuis 1975 » (NDLR : fort de ses « 47 éditions locales » et de ses 766 970 exemplaires diffusés en 2011). Passez la Une du site. Descendez encore un chouia pour faire disparaître de votre écran le module « L’actualité en vidéos ». Vous arrivez alors en vue du bloc « les dernières galeries photos ». Et là, jackpot, vous découvrez une rubrique d’un nouveau genre pour ce géant de la PQR qu’est Ouest-France : « Web-Doc » avec un bandeau introduisant « CIN&moi ».

Notons qu’il se situe dans le premier 6eme de l’ascenseur de la page web, ce qui est plutôt pas mal en termes de visibilité et de navigation. En quelques mots, CIN&moi c’est un webdocumentaire, conçu et développé par des étudiants rennais, portant sur les pratiques cinématographiques des Français. (NDLR : pas de panique si vous n’êtes pas familiers avec la navigation interactive des webdocs, un système d’aide vous guidera au cœur de CIN&moi). Ce webdoc « sur ce qui nous pousse au cinéma » a été lancé au moment de la fête du cinéma, quel timing pour un projet dédié au septième art !

Cin&moi

CIN&moi : un projet étudiant diffusé par un géant de la presse traditionnelle

En mars dernier, Eric Bullet (rédacteur en chef délégué à Ouest-France) était intervenu à la Cantine Numérique rennaise, aux côtés d’un représentant de France 3 Bretagne, pour exposer son point de vue sur la thématique « webdocumentaires et médias locaux ». Cet événement était un peu déconcertant parce que ces médias locaux ne semblaient finalement pas très friands de ces produits du numérique, compte tenu de leur caractère onéreux. Je me suis donc dit que des projets comme La Jeanne (Le Télégramme) ou La Rue de La Soif (Le Mensuel de Rennes – Regards / NDLR : un projet également porté par des étudiants de Sciences Po Rennes) allaient encore se compter sur les doigts de la main pendant quelques temps…

Quelle n’a donc pas été ma surprise lorsque j’ai appris que, peu de temps après, un groupe d’étudiants en 4eme année à Sciences Po Rennes, porteurs d’un projet de webdoc, était en discussion avec des médias locaux. Un accord a finalement été scellé et c’est ainsi que Ouest-France, géant de la PQR est devenu diffuseur exclusif du projet CIN&moi. Huit regards s’interrogent pour décrypter « quel est le rapport entre le cinéma et le public ? Entre le cinéma et vous ? Entre le cinéma et moi ? ».

webdoc« On s’introduit dans un salon, qui pourrait être celui de tout le monde. Dans cette pièce, on peut cliquer sur plusieurs éléments du décor. (…) Derrière chaque clic, une vidéo, mais pas seulement. Il y a aussi des articles, des graphiques et des chiffres, des liens vers des sites… » (Source).

CIN&moi : un projet de webdocumentaire mené de bout en bout par des étudiants

Dans le cadre de leur cursus à Sciences Po Rennes, six étudiants se sont réunis à partir d’octobre dernier pour concevoir et mener à bien un projet de webdocumentaire. Leur idée ? S’interroger sur le caractère « exceptionnel » de l’année 2011 en termes de fréquentation des salles de cinéma, avec près de « 215 millions d’entrées » (malgré la crise). Les spécificités des webdocumentaires ont retenu leur attention parce qu’il s’agit « de nouveaux supports informationnels adaptés au web ». La forme a alors été esquissée afin « d’expérimenter différentes formes de journalisme », parmi lesquelles se mêleraient l’audiovisuel, le rédactionnel ou encore le datajournalisme.

Au fil des semaines, le projet CIN&moi a mûri. Le budget a été bouclé grâce à deux bourses du CRIJ Bretagne et de la BNP. Les autres partenaires, Sciences Po Rennes et Ouest-France, ont respectivement apporté leur contribution au projet par du prêt de matériel audiovisuel pour le premier et par l’hébergement et l’accueil de stagiaires pour le second. L’équipe s’est aussi agrandie pour accueillir de nouveaux membres aux compétences précieuses, en termes de graphisme et de développement web notamment : Gaëtan Delafolie, Fabien Fougère, Camille Gicquel, Grégoire Hussenot, Mathilde Siraud et Maxime Vatteblé (Sciences Po Rennes) accompagnés par Juliette Hoefler, Anne Jacquinot (graphisme) et Carole Brisset (développement numérique).

 équipe
L’équipe presque au complet (un absent sur la photo) lors de la soirée de lancement du webdoc le 22 juin 2012.

Découvrez CIN&moi et suivez ce webdoc sur Facebook et Twitter

Pourquoi j’en parle ? Parce que j’ai eu l’occasion de suivre de loin l’avancement de ce projet étudiant. Au-delà de leur brillante réussite au plan académique, un enjeu était plus grand selon moi. Parvenir à concevoir et à développer une interface réellement fonctionnelle, hébergée par un média local et accessible aux internautes.

Bonus L’URL de CIN&moi indique que le projet hébergé par le site du quotidien local est rattaché à une rubrique « webdocumentaires » mise au pluriel. Ainsi constituée (« www.ouest-france.fr / webdocumentaires / cinema.php »), cette URL amène à penser que Ouest-France nous réserve peut-être d’autres surprises en la matière dans les prochains mois…

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Les pitchs devant jury, le grand final de la MediaLab Session : acte 5

La MediaLab Session s’est achevée hier soir par les pitchs de quatre projets de nouveaux médias, développés par équipes durant 48 heures. Tout au long de ce weekend, vous avez fait preuve de patience, en suivant les différents actes racontant l’événement au fil de son déroulé (pour les retardataires, voir acte 1 // acte 2 // acte 3 // acte 4). Alors voilà, il est grand temps de revenir sur la soirée de clôture, ultime étape pour les participants ! La fin des séances de travail a sonné dimanche à 18 heures, le temps pour les équipes de remettre leurs présentations aux organisateurs avant que le jury se mette en place. Romain Saillet est rapidement revenu sur le concept de cette première MediaLab Session. Il en a bien sûr profité pour remercier les partenaires, ainsi que les mentors qui ont accompagné les participants dans l’avancement de leurs projets, avant de laisser les membres du jury se présenter : Dominique Luneau, Christophe Delaporte, Julien Kostrèche, Guillaume Champeau et Adrien Poggetti (vous constaterez peut-être l’absence de parité du jury que l’organisateur lui-même a déploré). Un bref rappel du format des pitchs (5 mn de présentation, suivies de 5 mn de questions) puis les présentations ont démarré, après tirage au sort déterminant l’ordre de passage.

jury

Avant de revenir brièvement sur chaque projet, quelques constats s’imposent. D’abord, il faut relever le professionnalisme de cette soirée : un timing parfait et minuté, évitant tout dépassement du temps de parole alloué à chaque équipe. Ensuite, il convient de saluer les grands progrès réalisés par les participants pour pitcher, en comparaison notamment avec les premiers essais plus ou moins tâtonnants du vendredi et du samedi soir. Bien sûr plus calés et abordant les points clefs, ces pitchs se aussi sont révélés plus punchy grâce à l’aisance acquise au fil du weekend. Les porteurs de projets ont donc eux-aussi fait preuve d’un vrai professionnalisme pour « vendre » leur média. Enfin, il faut bien sûr insister sur les évolutions impressionnantes qu’ont connu les projets en 48 heures seulement : produit, support, contenu, modèle économique, RH, financement, etc. D’autant plus que tous ont acquis une dimension concrète grâce aux prototypes et maquettes réalisés.

Et puisque le suspense n’est plus de mise depuis hier, au cas où vous ne le saviez pas encore, l’équipe gagnante de cette MediaLab Session est 102 heures ! Pour revoir le pitch et l’interview de Denis, le chef de ce projet, voir l’article d’EntrepreNantes. Par ailleurs, puisqu’il s’agit de mon cinquième billet sur la MediaLab Session, je vais m’épargner vous épargner en ne décrivant pas en détail chaque projet et éviter ainsi les redites. Cela dit, je vais essayer d’évoquer les points phares qui m’ont marquée par rapport aux précédentes présentations.

Le projet « West Cast » (ex-« Poule & Push »)

West Cast

L’équipe composée de Pierre, Romain, Solange, Nicolas et Anne-Cécile a proposé une solution aux producteurs / diffuseurs de vidéos événementielles (de type compétitions de surf), visant donc une cible de niche. La valeur ajoutée de leur plateforme reposait sur la centralisation de contenus agrégés autour de vidéos en live streaming, via des modules d’interactions entre les internautes notamment. Le modèle économique a été construit autour d’un ratio de 20 % pour les recettes B to B (via les diffuseurs de vidéos) et de 80 % pour les recettes générées en B to C (via des options proposées aux internautes). Nul doute que ce projet évoluera encore puisque ses deux porteurs y réfléchissent depuis quelques temps avec l’objectif de se lancer !

Le projet « L’œil² » (ex-« Mosaik »)

Loeil

L’équipe de David, Cécile, Frédéric et Solène a impressionné le public avec le prototype de sa maquette de magazine, traduisant bien ses « ambitions éditoriale et graphique » comme l’a indiqué le jury. L’œil² est un projet bimédia hyperlocal dont le modèle économique s’est démarqué par son originalité : un magazine gratuit et un site web payant. Le jury a dit avoir « apprécié le côté un peu gonflé de ce business model », tout en exprimant son inquiétude sur sa viabilité. En bref, un pari risqué mais astucieux et novateur !

Le projet « 102 h » (comprenez 102 heures)

102h questions

La plus grosse équipe a rassemblé Denis, Laurent, Patrick, Steeve, Arnaud, Clément et Jean. L’idée de base reposait sur une page blanche fonctionnant avec une rédaction open source. En deux jours, 102 heures est devenu un site d’information hyperlocale, proposant chaque semaine trois enquêtes réalisées du lundi matin au vendredi soir. L’idée étant de proposer aux internautes de suivre en temps réel et de participer à l’enquête d’un journaliste professionnel, des fonctionnalités d’interactions et de géolocalisation ont été imaginées. Le pitch était très accrocheur et a conquis le public tout autant que le jury par son originalité. Je suis ravie que le projet 102 heures ait remporté cette première édition de la MediaLab Session : c’était mon projet coup de cœur, et pas seulement parce que j’ai eu le plaisir de discuter plan de financement et modèle économique avec une partie de l’équipe le samedi soir aux alentours de minuit ;)

Le projet « cACTUs »

Cactus

La quatrième équipe a collaboré autour d’un duo de Mathilde, d’Arnaud, de Guillaume et de Romain. cACTUs s’est développé comme un pure player hyperlocal dédié aux faits divers en temps réel, ciblant le grand public. L’entrée dans l’information a été pensée par la géolocalisation et par la mise en scène de l’actualité grâce à des frises chronologiques notamment. Le pitch a été très dynamique : « tout le fait divers, maintenant et ici ! ». Le modèle économique renvoyait à la publicité et à une dimension B to B passant par l’exploitation des bases de données. Le jury a salué la « présentation convaincante » de cACTUs en émettant quelques réserves sur la facette B to B du business model, nécessitant davantage d’investissements en RH, ainsi que sur de potentielles questions juridiques sous-jacentes.

A noter enfin, les membres du jury ont fait durer le suspense pendant quelques minutes avant de dévoiler le nom du projet gagnant. Ils ont tenté de relever le défi de « meubler » au moins 6 mn, en se passant le micro, pour faire mieux que Nikos Aliagas dans The Voice la veille à la télé ! Cela a été l’occasion pour eux de dresser un premier bilan. Ils ont insisté sur l’investissement des participants, sur la qualité des projets qu’ils auraient eu envie « d’avoir dans les mains ou à porter de souris », ainsi que sur la pertinence de cet événement, avant de proposer leur aide aux porteurs de projets qui envisageraient de poursuivre l’aventure. Finalement, tout le monde a rejoint le cocktail préparé avec grand soin par Yoann et Douceline. La fatigue, l’euphorie, la satisfaction, un soupçon de déception et le soulagement auront été autant de sentiments perceptibles parmi les participants. Mais ils se sont unanimement déclarés ravis de cette expérience. C’était probablement cela que Romain Saillet avait en tête en parlant « d’aventure humaine » le premier jour ! Pour preuve, il suffisait de regarder les tweets défiler le soir de clôture de la MediaLab Session, et même le lendemain :

TWEETS MLSNANTES

Pourquoi j’en parle ? Parce qu’il faut bien un dernier acte pour clôturer une telle session.

Bonus à lire Les articles de Philippe Couve : sur son expérience de mentor lors de l’événement, et sur les résultats et le bilan de la MediaLab Session.

Bonus à voir Les vidéos réalisées par Simon RobicEntrepreNantes. Ou encore, si jamais vous avez le temps, la vidéo ci-dessous pour revivre la soirée de clôture. Pour entrer directement dans le cœur du lancement de la soirée, RDV à 14’ // Pour voir les pitchs seulement, avancez à 20’ // et à 1h39 pour écouter la restitution des délibérations du jury ;)

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Compte à rebours avant les pitchs finaux de la MediaLab Session : acte 4

Depuis bientôt 48 heures, vous avez pu vivre en direct ou découvrir le fonctionnement de la MediaLab Session et suivre les avancés des quatre groupes dans leurs projets. Pour revivre les précédents actes de la MediaLab Session, voir acte 1 // acte 2 // acte 3. Mais à maintenant une heure de la soumission des projets au jury, voici un petit rappel et bilan d’étape des nouveaux médias en construction ce weekend. Désormais, tous ont leur nom de code. N’oubliez pas, la soirée de clôture débute à 18 heures. Vous pourrez la suivre en direct sur Ustream et grâce à #mlsnantes sur Twitter.

Le projet « 102 heures »

Une équipe de sept personnes : Denis, Laurent, Patrick, Steeve, Arnaud, Clément & Jean.

groupe 102h

« 102 heures » est un pure player hyperlocal collaboratif proposant chaque semaine aux internautes de suivre et de participer à des enquêtes usant la géolocalisation. La construction de leur modèle économique semble s’être affinée depuis le pitch d’hier. Par ailleurs, l’équipe a dévoilé ce midi sur son compte Twitter un aperçu de son interface. Le groupe y a même fait figurer un compte à rebours avant le pitch final !

cactus interface

Le projet « Poule & Push »

Une équipe de cinq personnes : Pierre, Romain, Solange, Nicolas & Anne-Cécile.

projet webcast

« Poule & Push » est le nom choisi par le projet de webcast événementielle proposant une plateforme centralisant des vidéos en live et des modules sociaux. L’interface est encore mystérieuse, mais l’équipe a créé en début d’après-midi son compte Twitter, où figure son logo. La surprise sera dévoilée lors du pitch !

Poule & push

Le projet « Cactus Nantes »

Une équipe de cinq personnes : deux Mathilde, Romain, Guillaume & Arnaud (un mentor qui a apporté ses connaissances techniques au groupe).

Groupe faits divers

« Cactus Nantes » est un projet de pure player hyperlocal dédié aux faits divers et à l’actualité judiciaire. Bases de données, cartographie et articles sont au programme. Le groupe a dévoilé une capture de son interface dans l’après-midi sur son compte Twitter. RDV lors du pitch final pour découvrir les subtilités de leur modèle économique !

cactus interface

Le projet « Mosaik »

Une équipe de quatre personnes : David, Cécile, Frédéric & Solène.

groupe projet bi-média

« Mosaik » est un projet bimédia hyperlocal, alliant un magazine papier gratuit et un site web payant. Le contenu traitera de thématiques de société, la qualité éditoriale étant au cœur de leur préoccupation. L’équipe entretient le mystère autour de son projet (comme pour leur photo ;) et semble préférer attendre le pitch pour dévoiler davantage de détails sur son projet. Le voile sera bientôt levé !

Pourquoi j’en parle ? Ce quatrième acte n’était au départ pas dans mon programme, mais la diffusion de visuels de certains projets sur le web m’a incitée à vous les faire (re)découvrir en un coup d’œil avant les pitchs. A suivre…

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Les coulisses de la MediaLab Session : acte 3

Lancée vendredi soir, cette première édition de la MediaLab Session a vu se constituer quatre équipes travaillant durant le weekend sur des projets de nouveaux médias. Le déroulé des premières 24 heures a révélé le dynamisme et l’investissement des participants. Depuis le premier pitch, les projets évoluent à vitesse grand V. Les organisateurs ont sondé les participants afin de savoir si certains envisageaient de rester travailler en non-stop pendant les deux jours de l’expérience. Deux groupes semblaient pourquoi pas partants pour une nuit blanche… Cela dit, à la nuit tombée toutes les équipes étaient encore bien là, fidèles à leur QG établi pour le weekend.

night work

Saturday night fever

Une partie des mentors est aussi restée tard dans la soirée pour prendre le temps d’accompagner au mieux les projets. Et oui, il n’y a pas d’heure pour se poser des questions et avancer ses réflexions… Une première équipe a finalement stoppé cette déjà bien longue journée de travail vers 23 heures samedi soir, pour reprendre des forces et affronter la dernière ligne droite dimanche. Les trois autres groupes étaient encore à l’œuvre, pas toujours au complet. Les plus vaillants sont restés travailler jusque vers 1 h 30 dans la nuit de samedi à dimanche, mais même les lignes de code commençaient à devenir floues à force…

code

Vers minuit au deuxième étage, on a pu voir Romain Saillet, l’organisateur de cette MediaLab Session, se transformer en mentor !

Romain Saillet coach

Sunday morning

Dimanche matin, c’est la dernière ligne droite pour peaufiner les projets d’ici la tenue des pitchs finaux à 18 heures, devant le grand jury. Simon Robic a interviewé et filmé les chefs de projets afin de recueillir leurs impressions sur ce weekend et sur l’avenir potentiel de leur projet après la MediaLab Session. Visiblement, les participants sont ravis de l’expérience et saluent les apports de cet événement. Les vidéos viennent d’être mises en ligne sur Entreprenantes. N’oubliez pas que vous pouvez également visionner les pitchs de mi-parcours qui ont lieu samedi soir.

ITW chef de projet

Toutes les équipes travaillent et les heures tournent. Eléments à noter, le projet de pure player hyperlocal dédié aux faits divers « Cactus » vient à son tour de créer son compte Twitter ; dans la lignée du groupe 102 heures. Heureusement, le buffet installé au rez-de-chaussée permet aux participants de se ravitailler. Remercions pour cela l’équipe organisatrice de l’événement et le duo Yoann / Douceline !

Team nourricière

Pourquoi j’en parle ? Parce que c’était le troisième acte de la MediaLab Session avant la séance finale de pitchs ce soir ! A suivre…

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Les premières 24 heures de la MediaLab Session : acte 2

Le coup d’envoi de la MediaLab Session a été donné vendredi à Nantes. La soirée de lancement a été l’occasion pour les participants de se constituer en quatre équipes autour de projets de créations de médias. Le défi est de taille : ils ne disposent que de 48 heures pour présenter au jury final (dimanche soir) un projet aussi abouti que possible. Au-delà du choix du support et de la thématique, ils doivent réfléchir à la valeur ajoutée de leur service, à leur cible, à leur modèle économique, tout en imaginant leur produit et idéalement en réalisant un prototype. En bref, ils n’ont pas de temps à perdre pour aboutir à un projet qui tienne la route ! Les participants l’ont bien compris et sont arrivés dès 9 heures pour se retrouver autour d’un petit déjeuner avant de se mettre au travail.

Une journée de travail et de questionnements

Les équipes étaient libres de choisir de leur salle et l’ensemble des participants s’est très vite approprié l’espace de Sciences Com. Trois groupes ont installé leur QG au premier étage dans des bureaux distincts, alors que la quatrième équipe a choisi de s’installer seule au deuxième étage. Au-delà du calme nécessaire pour travailler (moins d’interférences entre les conversations), cette appropriation des lieux est peut-être révélatrice d’un souhait d’éviter tout espionnage concurrentiel ?! A ce propos, lorsque je me suis faufilée dans les rangs des équipes pour découvrir leurs avancées et prendre quelques photos, certains m’ont soupçonnée de me livrer à de telles pratiques ;) La faute m’en revient de ne pas m’être préalablement identifiée comme neutre et observatrice … de peur de les couper dans leurs échanges. Je crois que je suis repérée maintenant…

Pour revenir à une dimension plus concrète sur cette première journée, évoquer l’organisation des espaces de travail me paraît pertinent. Chaque équipe est bien sûr équipée d’ordinateurs allumés et connectés, ce qui est assez logique, puisque les projets développés au cours de la MediaLab Session comportent tous une composante numérique. Cela étant, discuter et gribouiller par écrit les idées demeure indispensable pour synthétiser la réflexion.

Paperboard webcast

C’est ainsi que les brainstormings, schémas et démonstrations se matérialisent grâce aux bonnes vieilles méthodes de paperboards et de tableaux blancs.

Paperboard mag

Par ailleurs, au fil de la session, les participants reçoivent la visite des différents mentors pour suivre, questionner et accompagner leurs projets. La question de la fréquence et de la durée de ces séances de discussion s’est révélée assez déterminante. Ecouter la présentation des équipes, aiguiller leur raisonnement et répondre à leurs doutes soulève bien évidemment des remarques supplémentaires émanant des mentors. Lors qu’ils interviennent de la sorte, les mentors doivent donc garder en tête que certes les équipes doivent avancer vite, mais bien aussi. D’où l’idée de s’organiser pour leur dispenser des points synthétiques peut-être plus fréquents qu’une séance trop dense qui risquerait d’embrouiller les esprits et de freiner l’avancement des participants.

Travail Mentors

Avant de déjeuner, la matinée s’est achevée par une présentation de Simon Robic, co-fondateur de Bringr, un service construit pour « ramener du sens à tout ce qui est publié sur le web ». Bringr est un agrégateur de flux très amélioré, dont la valeur ajoutée repose autant sur les fonctionnalités de personnalisation des filtres que sur des statistiques quantitatives et qualitatives (avec analyse sentimentale du champ lexical entourant le mot clé choisi). Du point de vue des usages, Bringr pourrait devenir un outil des plus pertinents pour les journalistes, veilleurs ou internautes désireux de centraliser sur une seule et même plateforme les évocations en ligne de leurs sujets de prédilection, en temps réel et en stockant leur historique (sachant qu’il sera possible de choisir les sources d’intérêt : réseaux sociaux, blogs, etc.). Bringr sera prochainement disponible en version beta. Le lancement et le modèle économique de cet « outil pour prendre le pouls d’un sujet ou d’un territoire » seront donc à surveiller de près.

Bringr

L’échéance de l’exercice des pitchs de mi-parcours

En fin d’après-midi, les équipes ont été invitées à pitcher leurs projets pour faire état de leur avancement et s’entraîner pour cette épreuve finale de la MediaLab Session. Au programme : cinq minutes de présentation suivies de cinq minutes de questions. Cet exercice visait avant tout à tester les participants sur la pratique du pitch et à les aider à s’améliorer.

  • Le projet de site web page blanche alimenté par une rédaction en open source (et la mise en ligne de contenus bruts géolocalisés) est désormais baptisé « 102 heures » !

Pourquoi ce nom 102 heures ? Certains se sont un peu arrachés les cheveux pour trouver le calcul, alors je vais vous livrer leur formule : prenez le temps de réalisation d’une enquête du lundi 9 heures au vendredi 17 heures, et vous aboutirez à 104 heures. La diction n’étant pas des plus fluides, l’équipe a opté pour réduire ce temps à 102 heures ! Ce groupe entièrement masculin de sept personnes a opté pour un projet hyperlocal repose sur des enquêtes hebdomadaires géolocalisées traitées par des journalistes. Chaque semaine, trois sujets seront proposés : le premier déterminé par la rédaction, le deuxième choisi par les internautes et le dernier proposé et réalisé par un journaliste d’un média partenaire. Le concept de la page blanche renvoie à l’idée qu’elle se remplira au fil de l’investigation du journaliste que les internautes pourront suivre. Pour donner une seconde vie aux enquêtes, le groupe imagine peut-être des post-enquêtes de type webdocumentaires ou séquences TV. Le modèle économique esquissé repose sur la publicité et le crowdfunding. Bonne surprise : l’équipe a déjà son compte Twitter !

  • Le magazine mensuel gratuit bi-média de news hyperlocales se dénomme pour le moment « Mosaïque ».

Ce groupe de cinq personnes conçoit son magazine papier comme un « objet de lecture » en travaillant l’esthétisme et en y intégrant pourquoi pas du photojournalisme. La dimension éditoriale promet un « contenu de qualité ». Trois thématiques sont retenues : actualité, art de vivre, métiers et entreprises. Le projet repose sur une dimension collaborative, avec l’idée de constituer un « pool d’alerteurs » sur les événements dans la ville. Le caractère gratuit du magazine impose a priori un modèle publicitaire. Quant à la diffusion, elle passerait par le canal des entreprises et des lieux publics collectifs et culturels. Les questions posées après le pitch ont été principalement axées sur la définition de l’offre bi-média, la précision de la cible, ainsi que la pertinence du modèle économique au vu des coûts de production d’un produit esthétique au sujet duquel l’équipe n’avait malheureusement pas encore de précisions concrètes à apporter (format, maquette, qualité du papier, etc.). Laissons-leur le temps d’affiner leur projet dans les prochaines 24 heures !

Pitch projet bi-média

  • La webcast événementielle (sport, musique, etc.) tournée vers l’usager était hier déjà un projet mûrement réfléchi par ses deux porteurs, qui ont depuis agrandi leur équipe.

Ce groupe de cinq personnes a pour ambition de créer une plateforme centralisant à la fois la vidéo live d’un événement et la dimension sociale. Le pitch s’est longuement intéressé à la justification des choix opérés, un peu trop au goût des mentors ;). A l’heure actuelle, visionner le live d’une compétition de surf par exemple relève du jonglage entre plusieurs onglets : site diffuseur de la vidéo, Facebook, Twitter, etc. Ce projet souhaite donc se distinguer en offrant aux usagers la centralisation comme valeur ajoutée. Ce modèle renvoie à une logique en B to B, puisque c’est la plateforme qui serait fournie à des producteurs d’événements (le groupe ne serait pas producteur des vidéos). Par ailleurs, la tendance du marché semble s’orienter vers un visionnage payant du webcast, d’où la possibilité de prélever une commission sur les recettes générées par cette voie auprès des producteurs/diffuseurs. D’éventuelles options payantes pour les usagers, comme les alertes ou les commentaires (peut-être intégrés au bon timing, à la mode de SoundCloud) sont à l’étude. L’équipe a impressionné le public en annonçant qu’elle avait réussi à contacter le responsable média de l’ASP Europe (Association of Surfing Professionals), qui s’est dit très intéressé par le projet. A la question de savoir s’ils souhaitaient se positionner sur le marché du replay, le groupe a répondu se focaliser sur le live pour le moment.

  • Le pure player hyperlocal axé sur les faits divers et la justice souhaite travailler la géolocalisation, afin de proposer une cartographie de ces thèmes.

Ce groupe de cinq personnes a introduit son pitch en rappelant que les faits divers étaient « la poule aux œufs d’or de la presse locale ». Aux yeux des mentors, cette équipe s’est elle-aussi un peu trop étendue sur la justification de son sujet et a un peu trop tardé à dévoiler le cœur de son projet. Au-delà de ce point, le dynamisme de la présentation a été ponctué d’anecdotes et du rappel de règles aussi fondamentales que « la règle du mort kilométrique », selon laquelle un meurtre commis pas loin de chez soi suscite malheureusement peut-être davantage d’intérêt qu’une centaine de meurtres commis à l’autre bout du monde (la proximité étant un critère phare de l’information hyperlocale). La géolocalisation a suscité des réserves parmi les mentors, Philippe Couve leur a ainsi demandé s’ils avaient prévu un « budget juridique » pour d’éventuels litiges liés à la problématique du croisement de l’hyperlocal (tout le monde se connaît dans une petite ville) et de présomption d’innocence lors de la couverture d’un procès par exemple. Au niveau du modèle économique, le groupe penche pour la publicité, la syndication ou encore la possibilité de se convertir en agence de presse de faits divers. Sur ce point, les mentors ont relevé les potentielles réticences des annonceurs du fait de la thématique du pure player.

Pitch gp fait div

Cet entraînement de mi-parcours à la pratique du pitch s’est révélé des plus bénéfiques, parce qu’il a permis aux participants de se mettre en situation pour la séance finale. Les mentors en ont profité pour leur donner des conseils et des astuces pour parvenir à exceller dans l’art de pitcher. Pour retrouver les photos des autres pitch, RDV ici. Tout le monde s’est remis au travail et les équipes ne se sont accordées qu’une courte pause pizza pour le dîner. Il est 23 heures, trois équipes sont encore au travail et une équipe semble avoir opté pour se reposer pour mieux repartir tôt demain. Les autres participants vont-ils rester travailler à SciencesCom toute la nuit pour tirer au mieux profit des 48 heures de la MediaLab Session ?

Pourquoi j’en parle ? Parce que c’était le deuxième acte de la MediaLab Session ! A suivre…

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