La presse en question : déontologie et qualité de l’information passées au crible

En ce moment, je ne peux que constater la vague d’événements consacrés au questionnement des pratiques journalistiques françaises. De tels exercices ne sont pourtant pas coutumiers dans le monde des médias, tant la noblesse de la profession semble souvent aveugler ses acteurs et rendre inacceptable toute critique. L’examen du système médiatique paraît habituellement cantonné aux sphères des universitaires et des sociologues, voire restreint à des voix discordantes de militants étiquetés « gauche radicale ». Que se passe-t-il ? La période électorale est-elle propice à la mise à l’agenda des problématiques déontologique et qualitative des médias ? La croissance de la défiance des citoyens envers l’information atteint-elle un tel point de non retour qui justifierait qu’il soit temps de s’en préoccuper ? Le climat de crise est-il en cause ? Une chose est sûre, les faiseurs d’information prennent conscience que leur profession ne fait sens que si elle répond aux exigences du public. Et ça c’est nouveau : la présence d’acteurs des médias pour questionner leurs pratiques professionnelles relèverait presque d’une révolution…

L’ouverture d’une brèche dans la forteresse médiatique

Il y a quelques semaines, j’évoquai Les nouveaux chiens de garde, ce documentaire basé sur l’essai éponyme de Serge Halimi datant de 1997, sorti en salle le 11 janvier 2012. Pour rappel, des médias comme Le Monde Diplomatique, Acrimed ou Fakir y ont apporté leur contribution grâce à un méticuleux travail d’archivage de certaines « pépites » projetées à l’écran. D’ailleurs, une « soirée SNJ » (Syndicat National des Journalistes) est prévue le 5 avril à Paris. Au programme, la projection du film en présence de ses réalisateurs (Gilles Balbastre et Yannick Kergoat), de Serge Halimi et de Henri Maler (Acrimed). Elle sera suivie d’un débat intitulé « les journalistes s’invitent dans la campagne pour parler de la liberté de la presse et la qualité de l’information ! », lors duquel les revendications du SNJ seront débattues avec des représentants parlementaires. Et bien oui, une telle initiative proposée par le SNJ (trois mois après la sortie du film) atteste bien de la prise de conscience et des préoccupations du milieu journalistique. Le film semble donc rencontrer un succès qui s’inscrit dans la durée, malgré sa diffusion quelque peu confidentielle (des séances qui se comptent sur les doigts de la main et dans très peu de salles). L’agenda des projections-débats pour les prochaines semaines en témoigne aussi, avec près de 25 dates au mois d’avril.

Pourtant, d’autres événements, s’inscrivant plus ou moins dans la lignée de ce film, se multiplient. En mars, l’antenne rennaise du Social Media Club a consacré une soirée à la compréhension des journalistes pour envisager une réconciliation public / médias, en réponse à l’initiative nationale menée par le collectif de citoyens Les indignés du PAF. Au Forum Libé, à Rennes toujours, Elaine Sciolino (correspondante du New York Times à Paris) et Christophe Deloire (Directeur du CFJ) ont débattu autour du thème « la presse, un contre-pouvoir sur le fil ? ». En ce moment même, Acrimed se lance dans une série d’articles sur Xavier Niel, le « capitalisme cool » à l’assaut des médias (épisode 1 et épisode 2). Et enfin, à l’occasion du premier forum des médias à Nantes le 29 mars, organisé par deux think tanks citoyens – l’Institut Kervégan et Europe Créative – cinq acteurs du monde des médias ont été réunis pour tenter de répondre à la question « un printemps de l’information pour notre bien commun ? ».

Cet événement a été introduit par la formule d’un des invités – Yves Agnès – « le journalisme est un combat », subtile référence au titre Combat né de la Résistance et réputé pour avoir notamment accueilli la plume d’Albert Camus. D’ailleurs, les quatre commandements de ce dernier, tirés de son « manifeste pour un journalisme libre » (redécouvert il y a peu) ont été cités : lucidité, refus, ironie, obstination. Je vais m’attarder sur cette conférence au travers de cinq thématiques, compte tenu de la diversité des intervenants et de la complémentarité de leurs propos. Mais surtout parce que c’était rafraîchissant rassurant d’entendre des acteurs du monde des médias conscients du fait que le système dans lequel ils évoluent n’est pas parfait. Au menu : déontologie (1/5), modèle économique en mutation (2/5), mise à l’agenda médiatique d’un sujet (3/5), menaces sur la liberté d’expression de part et d’autre de la Méditerranée – au Maroc et en France – (4/5) et enfin l’information comme bien commun (5/5).

Forum média 1G-D : Rémy Degoul (Europe Créative), Yves Agnès (APCP) et Renaud Dély (Nouvel Observateur)

Journalisme, éthique et déontologie (Forum des médias 1/5)

Yves Agnès, ancien Rédacteur en chef au Monde et président de l’ACPC (Association de Préfiguration d’un Conseil de Presse) a expliqué que ce groupe s’était formé en 2006 en réaction aux dysfonctionnements et dérives des médias : « le mal-journalisme est un problème pour la démocratie et c’est un mal plus Français qu’international ». Pour l’illustrer, il a évoqué la hausse de 48 % des cas traités par le CSA (la seule instance de régulation de l’audiovisuel) en 2011 par rapport à l’année précédente. Yves Agnès est rapidement revenu sur les « grands dérapages » médiatiques, générant les premières prises de conscience dans les années 1980-1990. Mais, il a déploré que celles-ci ne génèrent que de « petites avancées », comme des chartes internes et l’institution de médiateurs. Un des objectifs visés par l’ACPC est donc qu’un « droit des citoyens à une information libre, honnête et pluraliste » soit inscrit dans la Constitution française, afin d’affirmer la responsabilité des journalistes à l’égard de leur public. Pour l’ACPC, l’enjeu est juridique, renvoie aux concepts d’Etat de droit et de la hiérarchie des normes. Ce droit ferait écho aux articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, proclamant la liberté d’opinion et la liberté d’expression. En effet, la Constitution et les textes associés à son Préambule font partie du Bloc de constitutionnalité, depuis la décision fondatrice du Conseil Constitutionnel, Liberté d’Association, du 16 juillet 1971. Cela signifie que toutes les autres normes inférieures à ce bloc doivent lui être conformes (conventions internationales, lois et règlements, etc.).

Mais si le « droit des citoyens à une information libre, honnête et pluraliste » a une valeur constitutionnelle, cela ne peut suffire. En effet, proclamer un droit ça fait toujours bien, mais prévoir des dispositifs pour en garantir le respect est nécessaire. C’est pourquoi, une instance pouvant contrôler et sanctionner les médias devrait naître d’un tel processus. C’est le modèle du Conseil de presse, organe de régulation, dont le pionnier est né en Suède en 1916. Cela permettrait de combler le vide structurel de la profession journalistique, dont j’ai déjà parlé ici. Les réflexions autour d’une instance de médiation entre la presse et ses lecteurs ne datent pas d’hier, mais stagnent (voir cet article des Cahiers du Journalisme n°18 de 2008). Elles sont indissociables de l’adoption d’une charte commune (à portée contraignante) par l’ensemble des représentants de la profession. Le dernier échec en date pour instituer un code de déontologie remonte à la Commission Frappat, constituée suite aux Etats Généraux de la presse écrite en 2008.

En déplorant les problèmes de gestion et le manque d’innovations du secteur de la presse, Yves Agnès m’a impressionnée par sa lucidité, parce que son discours n’est pas monnaie courante dans le secteur (voir son interview vidéo). Pour sa part, Renaud Dély est intervenu pour évoquer le challenge que doivent relever les éditeurs, à savoir la redéfinition de leur business model (voir son interview vidéo).

Modèles économiques en mutation (Forum des médias 2/5)

Selon Renaud Dély, Directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, « la première menace qui pèse sur le journalisme aujourd’hui c’est l’économie ». La crise structurelle a été mentionnée, avec les exemples de victimes récentes que sont France Soir (voir cette étude) et La Tribune, voyant la disparition de leur version print. Dans le milieu, il se dit que la famille PQR résisterait mieux, mais cela au prix de positions oligopolistiques : le légendaire surnom du « Papivore » de Robert Hersant pourrait aujourd’hui être attribué à Michel Lucas et à son empire médiatique dans l’Est de la France ! L’étude d’Erwann Gaucher sur les bilans OJD et Audipresse attire l’attention sur cette crise que traverse la print : « globalement, la presse papier voit sa diffusion payée reculer de 2,26 % entre 2010 et 2011, toutes familles confondues. Un résultat d’autant plus inquiétant que cela fait 10 ans que cela dure et que ce voyant là est à la baisse. (…) Cet inventaire à la Prévert pourrait être poétique, si au bout de chaque ligne le chiffre n’était pas précédé d’un “-” et dans le rouge ». A ce sujet, Renaud Dély a insisté sur l’atout que représentaient les grands actionnaires pour les médias : « au Nouvel Observateur, on a la chance d’avoir un actionnaire riche qui aime la presse et qui investit ». Outre cet hebdomadaire, Claude Perdriel possède également Challenges et vient d’acquérir fin 2011 le pure player Rue89. Il était notamment candidat à la reprise du Monde en 2010. Les exemples de ce type ne manquent d’ailleurs pas : Dassault, LVMH, etc.

Renaud Dély a ensuite insisté sur l’enjeu de la diversification des revenus des entreprises de presse, pour faire face à la chute des recettes traditionnelles issues de la vente aux lecteurs et aux annonceurs : « le journal doit devenir une entreprise multimédia ». Il a évoqué la tenue des « Journées de Nantes » en janvier dernier, sur le modèle des forums gratuits. Autre nouveauté : le lancement d’« Obsession », supplément lifestyle diffusé gratuitement le dernier jeudi de chaque mois avec l’hebdomadaire. Sur le web, le groupe développe l’information et les services pratiques (santé, beauté, luxe, loisirs), pourvoyeurs d’audience. Pour ce qui est du print, Le Directeur de la rédaction du Nouvel Obs n’a pas manqué de déplorer le dilemme entre image du titre et attraction des acheteurs en kiosque. En effet, le journal peine parfois à rendre attrayants des sujets d’actualité peu vendeurs, à l’image de la crise, etc. A titre d’illustration, la meilleure vente enregistrée par l’hebdomadaire en 2011 concernait un n° sur lequel DSK figurait en 1e de couv ! Enfin, au sujet de « la génération à venir », Renaud Dély a abordé l’enjeu de l’adaptation aux usagers à travers les questions de gratuité, de pratiques numériques et d’éducation aux médias.

Forum 2G-D : Frédéric Sultan (VECAM), Véronique Auger (France 3 national), Zineb El Rhazoui (bloggeuse)

Place de la thématique européenne dans l’information (Forum des médias 3/5)

Véronique Auger, Rédactrice en chef Europe à la rédaction nationale de France 3 (voir son blog), productrice et présentatrice de l’émission Avenue de l’Europe, a approfondi le point évoqué brièvement par Renaud Dély relatif à l’attractivité ou non de certains sujets. L’Europe est un exemple révélateur d’actualité peu prisée. En bref, « l’Europe, ça fait chier tout le monde ! ». Vous pourriez être surpris à la lecture de ce constat, au vu des sujets traitant de la crise traversée par la zone Euro, du sauvetage de la Grèce, etc. Et pourtant, Véronique Auger a été catégorique à ce sujet : « avec la crise, on a été condamné à parler de l’Europe, mais mal d’ailleurs ». Elle nous a raconté sa bataille pour parvenir à monter son émission. En dix ans, elle n’est parvenue à faire progresser son temps d’antenne que de 6 mn 56 à 16 mn, alors qu’elle touche une cible spécifique et peu courante par rapport à une telle thématique : une majorité de femmes, CSP – de plus de 50 ans habitant dans les petites villes. Le manque d’ouverture sur le monde de la France y est pour beaucoup selon elle, d’où son choix d’aborder chaque semaine « un thème de l’actualité des 27 pays de l’Union Européenne».

Cette intervenante a manié anecdotes et ironie avec d’une telle aisance que je pourrai presque affirmer qu’elle est parvenue à convaincre l’ensemble de son auditoire que l’Europe était un sujet passionnant ! Mais cela ne l’a pas empêché de rappeler les lacunes de l’enseignement, contraintes difficilement surmontables pour aborder le sujet (que fait réellement la Commission européenne ? Le Parlement Européen ? Et la CJCE ?, etc.). D’autant plus que selon Véronique Auger : « la télévision ne peut éduquer les gens sur l’Europe ». D’autre part, l’horreur du libéralisme et le sentiment que le cœur de l’Europe c’est Bruxelles contribuent à miner les perceptions communes de ce sujet. Enfin, sa critique s’est achevée sur « une télévision dirigée par les présentateurs » au sens où l’époque où les chefs de rubrique spécialisés venaient sur le plateau le temps d’interviewer les invités est bel et bien révolue.

Véronique Auger nous a offert un aperçu du traitement de l’actualité européenne par les médias français, en ne manquant pas de se faire le relai de critiques sur sa profession (voir son interview vidéo). Cela étant, lors des échanges avec le public, elle a semblé davantage défendre le corps journalistique. Cette posture reposait sur le souhait de contester les « généralisations abusives » et l’« idéalisation du passé ». Ce pseudo revirement m’a d’abord un peu surprise. Mais au vu des témoignages et discussions en cours, ce recadrage était nécessaire : sans quoi la soirée aurait probablement laissé ancré le souvenir du “tous pourris”… En effet, la question de la qualité de l’information est aussi indissociable de la liberté d’expression, point sur lequel est intervenue Zineb El Rhazoui avec l’exemple du Maroc.

Journalisme et liberté d’expression (Forum des médias 4/5)

Zineb El Rhazoui, journaliste-bloggeuse a été contrainte de s’exiler, victime de son militantisme en faveur de la démocratie et de la liberté de la presse au Maroc ; elle est cofondatrice de MALI (Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles). Elle a eu la chance de bénéficier du programme ICORN (International Cities of Refuge Network) et d’être accueillie en Slovénie. Elle nous a raconté son parcours du combattant pour exercer sa profession de journaliste, aujourd’hui bloggueuse (un choix par défaut). Son expérience a commencé lors de la période d’interrègne entre Hassen II et Mohammed VI, avec la création en 1997 du Journal indépendant L’Hebdomadaire. Mais le titre a souffert à force de traiter « des dossiers qui fâchent » (le Sahara occidental par exemple) et de se rendre coupable d’actes d’« irrévérence » (ne pas apposer l’expression « sa majesté le Roi [nom] que Dieu le glorifie » lors de l’évocation du souverain marocain). Avec ses collègues journalistes, elle a vécu « la diffamation » et des arrestations ; le journal a tenté de survivre malgré la perte de ses annonceurs, autant de mesures qui ont entraîné sa disparition. Zined El Rhazoui a qualifié les années 2009-2010 de « période de deuil pour la presse indépendante née lors de l’interrègne », à tel point que la corruption et l’emprise du politique sur l’information feraient désormais de la presse marocaine « un corps gangrené par la corruption ». L’encadrement de la presse passe aussi par la condamnation des fixeurs marocains, tentant d’aider les journalistes européens dans leurs investigations.

Forte de son militantisme démocratique, Zineb El Rhazoui n’a pas caché sa déception sur la position de la France envers le Maroc : « ce que la Slovénie a fait pour mon compagnon et moi, la France ne l’aurait pas fait car elle considère le Maroc comme une démocratie ». Pour la journaliste, la réforme constitutionnelle de 2011 n’est qu’un cache-misère, adopté à la va-vite pour calmer les envies de démocratie (réforme qui a cependant reçu le soutien du gouvernement français). Plus globalement, Zineb El Rhazoui a été catégorique pour évoquer les liens « tentaculaires » entre la France et le Maroc, qui a obtenu tardivement son indépendance en 1956 : intérêts économiques, financiers, politiques, etc. Pour ce qui est des rapports entretenus entre les journalistes indépendants marocains et leurs pairs français, rassurez-vous, le tableau n’a pas toujours été aussi obscur. Les correspondants français au Maroc ont un temps apporté « une bouffée d’oxygène », l’AFP a en particulier été présentée comme « un bastion de résistance ». Mais depuis quelques années « le Maroc est devenu la quintessence du malaise de la presse française ! ». Pour Zineb El Rhazoui, le traitement de l’actualité marocaine par les médias français est contestable : alors que les sujets sur les palaces de Marrakech ou sur les succès économiques des entrepreneurs fleurissent, « le printemps marocain est passé sous silence », « la France ne s’intéresse pas à ce qui se passe chez nous ». Au vu de ces éléments, il n’est guère surprenant que la journaliste nous ait présenté sa vision d’une presse française « corrompue », pour un pays s’autoproclamant chef de file des démocraties et patrie des droits de l’homme (voir son interview vidéo).

Au cours des discussions, Zineb El Rhazoui a précisé que certains journalistes français ne laissaient pas de côté leur déontologie lorsqu’ils traitaient du Maroc, à l’image de Joseph Tual de France 3 « un des derniers à parler vraiment du Maroc ». Mais la question des connivences entre pouvoirs financiers, politiques et industriels a aussi été soulevée à ce propos comme une menace pour l’indépendance des journalistes. Pour approfondir son intervention, voir son interview par TVRezé, son regard sur l’attentat qui a touché Charlie Hebdo et un de ses articles sur les révolutions arabes publié sur Arte. Enfin, pour terminer cette conférence, Frédéric Sultan s’est intéressé au concept de bien commun, afin d’envisager la place des citoyens dans la production d’information.

Information comme bien commun ? (Forum des médias 5/5)

Frédéric Sultan, membre de l’association VECAM (Réflexion et action pour l’Internet citoyen) a questionné l’affirmation d’Yves Agnès, selon laquelle l’information ne serait « pas seulement un produit marchand mais un bien commun ». En effet, selon lui la notion de bien commun renvoie à « une ressource vitale pour une communauté (au sens large) gérée par elle-même de manière participative ». De plus, le bien commun suppose un usage équitable de cette ressource, sans accaparement, d’où les questions de propriété et de gouvernance de son partage. Pour lui, la pluralité des formes d’organisation existantes aujourd’hui induisent un renouveau du bien commun : une diversité liée à la participation et aux médias contributifs.

Frédéric Sultan a cité en exemple le Bondy Blog, créé par des journalistes suisses pendant les émeutes de banlieues en 2005, avant d’être transmis à des habitants qui se le sont réapproprié et l’alimentent depuis. Wikipédia a aussi été mentionné pour sa gratuité, son modèle contributif et son ambition de partage des connaissances. Enfin, WikiLeaks a été survolé (faute de temps) pour souligner sa fonction de lanceur d’alerte. Sa dimension innovante a été évoquée à travers ses interactions avec certains médias traditionnels qui ont travaillé sur les câbles diplomatiques, analysé et transmis les informations au public. Frédéric Sultan a conclu sur l’idée que des alliances entre les médias et la société civile étaient à construire et à approfondir, un défi allant bien au-delà de la simple interaction passant par l’ouverture et la modération des commentaires aux articles.

Pourquoi j’en parle ? Si vous êtes arrivés au bout de la lecture de ce très très long billet, vous aurez sûrement pris conscience de l’ampleur des enjeux autour du questionnement des pratiques journalistiques ; toutes ces réflexions étant des plus passionnantes.

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